Les Big Data et la science des données

 ANALYSE DE TEXTE – CMN5550 / GESTION DES CONNAISSANCES – HIVER 2017, UNIVERSITE D’OTTAWA

Sur la science des données
(Pierre Lévy’s Blog, 18 January 2017 )


« All models are wrong but some are useful » (George Box, ‘70s)


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Le monde actuel évolue vers une vision purement mathématique du traitement des données, en se basant sur l’utilisation d’outils analytiques et statistiques.

Le Professeur Vincent Mosco, lors de sa conférence sur les « Big Data » [19 septembre 2016 à l’Université d’Ottawa] , a évoqué que la technologie, bien qu’extrêmement utile et nous amenant vers le mode du futur, implique une perte d’éthique et des relations sociales, …

Dr Jekyll et Mr Hide, ces « Big Data » : rassurantes de par leurs statistiques et analyses fiables, effrayantes car elles prouvent l’existence de cette société de contrôle, de traçabilité et de mesure, de surveillance et d’analyse permanentes dans laquelle nous évoluons (Big Brother is watching you !)

La provocation d’Anderson et de ses émules provient du fait qu’elle signe quasiment l’arrêt de mort de la science, du moins si l’ensemble des scientifiques suivaient leur théorie, ce qui est encore loin d’être le cas…

Les « Big Data » peuvent identifier des phénomènes, modéliser des résultats statistiques ; mais nous n’en sommes pas encore au point où elles peuvent – à elles seules – expliquer un lien de cause à effet uniquement sur base de chiffres, de statistiques ou de résultats d’algorithmes. L’interprétation des données continue à jouer un rôle essentiel et peut confirmer ou infirmer une hypothèse ou un modèle scientifique. Il serait cependant utopique de négliger ou renier l’existence des « Big Data » ou leur utilité…


Si Galilée assistait à ce débat, nul doute qu’il se retournerait dans sa tombe…

Lui qui avait défendu la théorie de l’héliocentrisme et qu’on avait pris pour un fou, mais qui avait pourtant étayé ses théories à force de modèles multiples et de savants calculs…

Et qui avait évidemment raison.


Des compagnies qui freinent sur les avancées technologiques et qui se mettent des œillères pour ne pas envisager cette évolution vont inévitablement manquer d’énormes opportunités pour le futur, voire même déjà pour le présent.

Avec l’effet d’immédiateté qui se manifeste de plus en plus dans de nombreux secteurs, ne pas utiliser les nouvelles technologies est quasiment signer sont arrêt de mort, ou décider alors de ne pas être compétitif dans le paysage actuel.

Cependant, il faut rester vigilant et ne pas se fier uniquement a leur simple utilisation et application mais toujours avoir du recul par rapport a ces données, ne pas les utiliser brutes.

Les « Big Data », les statistiques et les algorithmes ne peuvent pas remplacer l’intelligence de l’analyse humaine, ni l’expérience des scientifiques, la validation par les pairs, la comparaison évolutive des données,… Tout ce qui a été mis en place au cours des siècles, voire des millénaires…

L’intelligence de l’homme sera ou serait de rendre les « Big Data » et la science complémentaires, afin de les utiliser à bon escient.

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