GESTION DES CONNAISSANCES [Ce que j’ai appris au cours] – UOKM

ANALYSE DE TEXTE – CMN5550 / GESTION DES CONNAISSANCES – HIVER 2017, UNIVERSITE D’OTTAWA

[1.227 mots – 7.105 caractères]


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Grâce au professeur Pierre Lévy (@plevy), et après 3 mois de séminaire très interactif et instructif, qu’aurais-je retenu de mon cours de “gestion des connaissances” #UOKM ?

J’ai appris à gérer plusieurs médias sociaux, dont le réseau social privilégié de Mr Lévy : j’ai nommé Twitter ! J’ai fait exploser mon compte avec le nombre de hashtags #UOKM depuis début janvier !

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J’ai également appris et acquis que l’on ne cesse d’apprendre, tous les jours, au quotidien, sur tous les sujets, si l’on se donne la peine d’être curieux… et qu’apprendre est aussi retenir. Car nous sommes confrontés à une immense masse de données, les big data, qui pourraient nous submerger si  nous ne pouvions les organiser et les catégoriser d’une certaine façon : merci la curation de données !

Dans ce nouveau mode de fonctionnement, ce cyberspace aux nouvelles technologies multiples, il est impératif que l’intelligence collective émerge, ainsi que les communautés de pratique. Ne fût-ce que pour comprendre et s’aider mutuellement à comprendre ces nouvelles technologies – comme la blockchain et son bitcoin – mais pas seulement, aussi pour innover, et notamment dans le domaine de l’éducation (apprentissage par les médias sociaux, échec productif, teachback, design thinking, apprendre du grand public/crowdsourcing, apprentissage par jeux vidéos, analyse formative, apprentissage pour l’avenir, translanguing), du datajournalisme, de la science ouverte, etc…

Ce sont toutes ces notions nouvelles que je vais retenir de ce cours. Si elles seront difficiles à placer de manière anodine dans une conversation mondaine, je suis en revanche certaine qu’elles me seront particulièrement utiles pour mon futur avenir professionnel !

Avant tout, il me faut définir ce qu’est la gestion des connaissances, intitulé du cours :

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Il existe plusieurs définitions mais la gestion des connaissances (en anglais knowledge management, KM) peut se définir telle que :  l’ensemble des processus mis en place par une organisation afin de créer, capturer, gérer, partager et appliquer ses connaissances en vue d’atteindre ses objectifs stratégiques OU une démarche managériale pluridisciplinaire qui regroupe l’ensemble des initiatives, des méthodes et des techniques permettant de percevoir, identifier, analyser, organiser, mémoriser, partager les connaissances des membres d’une organisation – les savoirs créés par l’entreprise elle-même (marketing, recherche et développement) ou acquis de l’extérieur (intelligence économique) – en vue d’atteindre un objectif fixé.

Au niveau d’une organisation, la démarche consisterait, en effet, à mettre en place les comportements, les processus et les technologies permettant :

  • de connaître individuellement ce que l’organisation connaît collectivement et de pouvoir l’appliquer ;
  • de connaître collectivement ce que chaque employé connaît individuellement et de le rendre applicable ;
  • de savoir reconnaître ce que l’organisation ne sait pas et de pouvoir l’apprendre.

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Pour créer nos connaissances, les signes et les symboles nous permettent de communiquer :  grâce à eux, nous pouvons penser, agir, communiquer et se représenter des choses irreprésentables (conscience réflexive)

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C’est ce qui a donné naissance à l’évolution culturelle puis à l’évolution numérique :

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Les Big Data

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Le monde actuel évolue vers une vision purement mathématique du traitement des données, en se basant sur l’utilisation d’outils analytiques et statistiques.

Les « Big Data » peuvent identifier des phénomènes, modéliser des résultats statistiques ; mais nous n’en sommes pas encore au point où elles peuvent – à elles seules – expliquer un lien de cause à effet uniquement sur base de chiffres, de statistiques ou de résultats d’algorithmes. L’interprétation des données continue à jouer un rôle essentiel et peut confirmer ou infirmer une hypothèse ou un modèle scientifique. Il serait cependant utopique de négliger ou renier l’existence des « Big Data » ou leur utilité…

Des compagnies qui freinent sur les avancées technologiques et qui se mettent des œillères pour ne pas envisager cette évolution vont inévitablement manquer d’énormes opportunités pour le futur, voire même déjà pour le présent.

Les « Big Data », les statistiques et les algorithmes ne peuvent pas remplacer l’intelligence de l’analyse humaine, ni l’expérience des scientifiques, la validation par les pairs, la comparaison évolutive des données,… Tout ce qui a été mis en place au cours des siècles, voire des millénaires…

La curation de données

C’est un terme qui désigne la nouvelle manière, technologie moderne à l’appui, pour soigner les données, les informations, les connaissances. Faire de la veille de données et donc sélectionner, archiver et prendre soin de contenus pertinents.

La curation de données commence à s’imposer dans un certain nombre de domaines :

  • la conservation des héritages : il semble évident que la numérisation des données des archives, des bibliothèques, des musées est un cap essentiel dans l’échange d’informations, surtout à l’ère de la mondialisation, permettant à différents groupes de se rassembler – sans aucune frontière – pour discuter de leurs intérêts communs;
  • la recherche en sciences humaines : l’apparition de bases de données permet un partage des connaissances mais a plongé l’édition scientifique dans une profonde crise. Pas uniquement les publications scientifiques d’ailleurs, c’est tout le monde de l’édition qui est remis en question… Mais cette communication entre chercheurs et cet accès généralisé aux informations ne va-t-il pas remettre en question le “peer-review”, de pas l’intervention d’un autre type de lectorat, moins spécialisé ?;
  • l’apprentissage collaboratif est une avancée phénoménale dans la sphère éducative puisque les ressources sont disponibles en ligne. Cependant, la prudence s’impose : il ne va plus être nécessaire d’apprendre aux étudiants à utiliser la technologie, ils la maîtrisent, mais bien à réfléchir comment l’utiliser de manière pertinente, quel est le contenu adéquat et objectif qui leur sera utile, comment prendre du recul par rapport à certaines informations,… Un nouveau défi !;
  • les nouvelles : la technologie engendre une inévitable évolution du métier journalistique à cause de l’immédiateté, de l’urgence. Le journaliste décode moins l’information, réalise de moins longs sujets, fat du copier-coller mais utilise Google Analytics, des statistiques,…;
  • l’intelligence open source : les états n’ont plus besoin d’espions physiques sur le terrain mais bien de hackers, d’analystes de données en ligne,…

La gestion des connaissances et la curation de données permettent une évolution des métiers, des pratiques, de la gestion des informations et de leur interprétation et vont mener à une responsabilité individuelle et collective par rapport à la pertinence des données publiées et analysées.

La curation de données peut être représentée de manière schématique par le modèle soumis par le professeur Lévy, qui comporte 3 compétences fondamentales, 3 “intelligences” qui doivent être comprises au sens “d’agences de renseignements”

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L’intelligence collective

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@plevy (Twitter)

Après avoir lu le livre du professeur Lévy “L’intelligence collective, pour une anthropologie du cyberspace”, on comprend mieux que l’évolution en cours converge vers la constitution d’un nouveau milieu de communication, de pensée et de travail pour les sociétés humaines. Le projet d’intelligence collective est un ensemble de choix et de décisions politiques et socio-culturelles et cette mutation, ces nouveaux enjeux de civilisation seront possibles grâce – notamment – au cyberspace: utilisation des nouvelles technologies de l’information, développement du réseau informatique à l’échelle mondiale.

L’intelligence collective est une “intelligence partout distribuée, sans cesse valorisée, coordonnée en temps réel, qui aboutit à une mobilisation effective des compétences” (p29), le but étant de canaliser le savoir pour penser ensemble.

Le projet d’intelligence collective ne remet donc pas le bonheur a plus tard mais incite quotidiennement à augmenter le degré de liberté de chaque individu et des groupes et à mettre en synergie connaissances est connaissants.

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