Datajournalisme, journalisme de données, enquête…

ANALYSE DE TEXTE – CMN5550 / GESTION DES CONNAISSANCES – HIVER 2017, UNIVERSITE D’OTTAWA


Datajournalisme, journalisme de données, enquête…

http://jplusplus.github.io/guide-du-datajournalisme/

http://www.cefrio.qc.ca/netendances/actualites-nouvelles-mobilite-information-temps-reel/web-simpose-principale-source-information/#les-sources-consultees-sur-internet

http://blog.slate.fr/labo-journalisme-sciences-po/2012/09/09/le-futur-du-journalisme-passe-par-la-comprehension-du-code/

http://blog.slate.fr/labo-journalisme-sciences-po/2012/09/09/le-futur-du-journalisme-passe-par-la-comprehension-du-code/

http://www.ecfr.eu/article/commentary_how_to_avoid_a_post_truth_world?utm_medium=social&utm_source=twitter#

https://papers.ssrn.com/sol3/papers2.cfm?abstract_id=2806640

https://www.theguardian.com/news/datablog/2011/jul/28/data-journalism


tintin

Le datajournalisme peut permettre de raconter une histoire complexe avec des graphiques clairs. Qu’est-ce qui distingue le datajournalisme du journalisme traditionnel ? C’est le fait d’utiliser les nouvelles technologies, les big data, la diversité et la masse d’informations disponibles et de le combiner avec le ‘flair’ journalistique pour en extraire des informations intéressantes.

Il y a 10 ans, The Guardian a lancé son blog Datablog sur lequel il partage des données et des questions en tous genres. A l’époque, c’était une démarche totalement innovante.

En réalité, le datajournalisme applique – au moyen des nouvelles technologies – ce qui existait anciennement dans les articles de fond ou les livres : l’utilisation de données, l’utilisation de statistiques, etc… Ce n’est qu’une compilation de données mais il faut avoir l’insiration ou l’intelligence de les présenter d’une manière qui va intéresser le lecteur. Tout un chacun pourrait le faire mais le ‘look and feel’ fait toute la différence… Inutile d’être un progammeur IT ou un analyste, le plus important est de publier une histoire, ou tout simplement des chiffres marquants.

Les Big Data sont une source inépuisables de chiffres, de données, de concepts qui peuvent être sources d’analyses en tous genres puis de conceptualisation d’histoires.

Le seul risque est de semer la crainte, la peur, voire la terreur, en diffusant des fausses informations (‘fake news’), ce qui arrive de plus en plus fréquemment, faute de vérification des données ou d’analyse erronée de celles-ci. Le problème de ces fake news est souvent lié à un modèle financier : le ‘pay-per-click’ va générer des revenus en fonction du nombre de clics effectués sur la page. Hors, les nouvelles sensationnelles, qu’elles soient vraies ou fausses, vérifiées ou non, ont tendance à générer des visites et donc des clics… et des retours sur investissemnts ! Ces modèles sont souvent utilisés lors des campagnes électorales, pas seulement aux USA d’ailleurs mais l’Europe a adopté cette stratégie également. Il existe peu de solutions correctives à ces modèles déviants, mais cependant il en existe ! Notamment l’augmentation de la transparence, l’encouragement du journalisme de qualité et plus d’éducation à l’information.

Le datajournalisme est un nouveau métier. De nouveaux outils ont donc été développés pour permettre aux journalistes de traiter cette masse de données à leur disposition. Par nature, le datajournalisme ne se pratique pas seul mais est pluridisciplinaire et se pratique de préférence en réseau(x). Les datajournalistes apprennent donc à “décoder le code” et à jongler avec les algorithmes.

Le datajournalisme est également face à un autre défi : se renouveler dans la manière de présenter le contenu; un adulte québécois sur quatre (26,4 %) indique qu’Internet est sa principale source pour s’informer à propos des nouvelles et de l’actualité. Chez les étudiants, 64,5 % utilisent Internet comme source principale d’information contre seulement 17,3 % pour la télévision. Les adultes québécois s’informent aussi sur les réseaux sociaux, 14,2 % soulignent que ces plateformes font partie des trois principaux moyens qu’ils utilisent pour se tenir informés. Ce portrait démontre la variété d’options offertes sur Internet et la concurrence féroce imposée aux médias traditionnels.

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Les informations sont diffusées en temps réel, proviennent de très nombreuses sources et tout est diffusé via les réseaux sociaux.

“Quand les informations étaient rares, l’essentiel de nos efforts se portait sur la recherche et la collecte. Maintenant qu’elles sont abondantes, le traitement des informations est devenu plus important. Nous traitons les informations à deux niveaux : 1) analyse, pour donner du sens et structurer le flot incessant de données, et 2) présentation, pour faire rentrer les informations importantes et pertinentes dans la tête du consommateur.” (Philip Meyer, professeur émérite de l’université de Caroline du Nord )

“Les journalistes doivent s’y faire : le datajournalisme, c’est le futur. Autrefois, on trouvait des histoires en discutant avec des gens dans un bar, et il se peut que cela vous arrive encore de temps à autre. Mais aujourd’hui, il faut également être capable d’analyser des données, d’en tirer les informations pertinentes et de les replacer dans leur contexte pour aider les gens à en comprendre tous les tenants et les aboutissants.” (Tim Berners-Lee, fondateur du World Wide Web)

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